Acta Pacis Westphlicae II B 1 : Die französischen Korrespondenzen, Band 1: 1644 / Ursula Irsigler unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy
315. Rorté an d’Avaux und Servien Osnabrück 1644 Dezember 5
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Osnabrück 1644 Dezember 5
Kopie: AE , CP All. 25 fol. 266–267 = Druckvorlage.
Verhandlungen zwischen Schweden und Kaiserlichen über den Austausch erster Propositionen. Aus-
sicht auf Anreise der Vertreter der Reichsstände. Ankündigung einer Reise Scheffers nach Münster.
Bitte um Weisung, wie er sich bei den Verhandlungen der Schweden verhalten soll.
Les affaires s’acheminent par deçà pour en venir bientost au mesme point
qu’à Munster, à quoy les commissaires impériaux qu’il falloit pousser du
passé pressent maintenant et insistent qu’on en vienne bientost à la pro-
position .
Vous sçaurez donc, Messeigneurs s’il vous plaist, que le doyen de Saint
Jean qui est souvent employé pour porter parolle de l’un des Ambassadeurs
à l’aultre, fut trouver samedy dernier
3. Dezember 1644; vgl. dazu Oxenstierna und Salvius an Königin Christine, Osnabrück 1644
November 29/Dezember 9, Druck: APW [ II C 1 nr. 257 S. 423–430. ]
et leur dict que puisqu’on en estoit venu si avant à Munster que les propo-
sitions de part et d’aultre devoient estre mises le lendemain dimanche entre
les mains des Médiateurs, lesdits Impériaux inclinoient aussy à faire la mesme
chose par deçà. Sur quoy luy ayant esté respondu par Monsieur Oxenstiern
que cela estoit bien précipité et qu’ilz n’avoient encor peu songer aux pro-
positions qu’ilz pourroient faire, et ne sçachant encor ce qui s’estoit proposé
à Munster, ilz ne se pouvoient encor déclarer des moyens qu’ilz prendront
pour agir, ny de ce qu’ilz auront à mettre en avant; et cependant si lesdits
commissaires impériaux en vouloient faire quelque ouverture de leur costé,
qu’ilz en attendroient l’esclaircissement. Cette responce ayant esté rapportée
par ledit doyen auxdits commissaires impériaux, il revint incontinant aprèz
dire auxdits Suédois que pour entrer auxdits traictéz, lesdits commissaires
estoient d’advis qu’on suivist et reprist les [ Lücke ] des traictéz qui avoient
esté cy devant proposéz et comme commencéz en un lieu nommé Schenne-
bek
l’entremise du Duc de Mekelbourg et travailler sur ce pied. Sur quoy ayant
esté respondu par lesdits Suédois qu’ilz n’avoient aucune cognoissance ny
du lieu cy dessus spécifié ny de ce qui s’estoit faict ny proposé, que si lesdits
commissaires impériaux vouloient leur fournir coppie de ce qu’on prétend
s’y estre faict et donner par escript leurs intentions, qu’alors ilz verroient
ce qu’ilz auroient à respondre. Voilà Messeigneurs en estoient ce jourd’huy
à midy; et comme le Sieur Melonius faisoit estat d’aller de la part des susdits
Ambassadeurs suédois s’esclaircir avec lesdits Impériaux plus particulière-
ment de leurs intentions, cela se trouvera dans les lignes cy dessoubz si on
m’en donne advis auparavant le despart de l’ordinaire.
Du reste, Messeigneurs, j’espère que nous aurons bientost par deçà les
Ambassadeurs de l’Electeur de Brandebourg, qui seront bientost suivis des
aultres et principallement de ceux des Marquis de Colombak et d’Ansbak
qui sont de la mesme Maison, comme aussy du Cercle de la Franconie en
général et d’aultres Princes particuliers qui y demeurent. Et mesme on a
advis par deçà que l’Empereur ayant recogneu que les oppositions et
obstacles qu’il faisoit à la comparition desdits Princes et Estatz en cette
assemblée faisoient concevoir beaucoup d’arrières pensées aux susdits Prin-
ces , que luy mesme à présent les incite et pousse à s’y rendre au plustost.
Je croy, Messeigneurs, que vous aurez bientost auprèz de vous Monsieur
Sceffer, qui ayant esté malade n’a peu s’aler acquiter plustost d’une commis-
sion qu’il avoit de vous aller trouver de la part de Madame la Landgrave.
Il m’en a communiqué le contenu qui consiste à vous faire entendre parti-
culièrement ce qui s’est traicté avec l’Electeur de Brandebourg et pareille-
ment il vous parlera de l’affaire d’Oostfrise pour implorer l’assistance de
Sa Majesté et vous doibt demander advis quand et quand de la part de ladite
Princesse quelle personne vous trouverez à propos que pour le bien des
affaires communes elle establisse au lieu du déffunct Comte d’Eberstein .
Je serois très aise, Messeigneurs, que vous me prescriviez punctuellement
comme quoy j’auray à me gouverner dans ces traictéz icy et sçavoir si je
doibz insister vers Messieurs les Ambassadeurs suédois d’estre présent à
tout ce qu’ilz traicteront. Ce n’est point que j’aye occasion de me plaindre
de leur conduitte, puisqu’il se passe peu de choses qu’ilz ne m’en donnent
part. Mais néantmoins, comme ilz pouroient ne me donner advis que de ce
qu’ilz trouveroient bon, il se pouroit faire beaucoup de choses à mon desceu.
J’attendray, Messeigneurs, sur ce l’honneur de vos commandementz.